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Histoire de la wingsuit

22Fév

Des ailes sont utilisées depuis le printemps 1935 par le parachutiste américain Clem Sohn afin de tenter d'augmenter le mouvement horizontal. Ces premières wingsuits sont faites de toile, de bois, de soie, d'acier, voire d'os de baleine. Il développe ses ailes de 1935 à 1937, cherchant à augmenter au maximum leur surface. Cette sorte de « combinaison palmée » ralentit sa chute libre, commencée à 10 000 pieds, et il conclut son vol plané en ouvrant son parachute. Clem Sohn se tue lors d'un meeting à Vincennes en 1937, victime d'une double torche.

D'autres lui succèdent ; parmi ceux-ci l'on peut citer Harry Ward, Léo Valentin, Gil Delamare, les frères Masselin, Salvatore Cannarozzo. Peu survécurent à leurs expérimentations : bien souvent les parties rigides furent directement ou indirectement fatales, à l'origine soit d'emmêlements de suspentes lors des phases d'ouverture du parachute, soit de ruptures, créant une dissymétrie et une autorotation (cas pour Léo Valentin).

Au début des années 1990, Patrick de Gayardon alias « Deug » reprend le concept de manière plus scientifique, évitant de répéter les erreurs du passé, et crée une wingsuit qui se gonfle avec la pression de l'air, disposant ainsi d'un intrados et d'un extrados, et possédant une finesse légèrement inférieure à 2.

Le 31 octobre 1997, Patrick de Gayardon présente à la presse une wingsuit avec un vol à proximité de l'aiguille du Midi3,4 dans le massif du Mont-Blanc. "Deug" parviendra également à remonter dans le Pilatus qui l'avait largué, et sera le premier à sauter en BASE jump équipé d'une wingsuit. Disparu tragiquement à Hawaï en 1998 lors d'un saut en wingsuit, il est unanimement reconnu comme le père de la wingsuit moderne5.

Au début de l'année 1998, Tom Begic vole avec sa propre wingsuit conçue à partir du modèle de Gayardon.